Dossier maître d'hôtel : Il demande aux serveurs sous ses ordres de le vouvoyer, même en soirée quand il vient de terminer sa quatrième pinte. Même lorsqu'il est complètement saoûl et qu'il gueule "putain de gros tarrin" à tout va, alors que l'un de ses serveur promet au videur de la discothèque qu'il va l'aider à se coucher et que c'est la dernière fois que son supérieur se met dans cet état.

Trois fois plus tard, il atteind les sommets et restera dans les annales, après seulement 3 semaines au sein de l'équipe. L'énergumène fut retrouvé somnolant sur les marches d'une résidence, soulagé de son écharpe et de son portable, complètement ivre. Le lendemain, il raconta qu'il s'est embrouillé avec le copain de la directrice, notamment parce qu'il lui aurait dit ce qu'il pensait de sa situation professionnelle en soulignant l'inefficacité de celle qui le gouverne et qu'il assimila à une bouffonne.

Suite à celà, il posa sa lettre de démission sur le bureau de la sus-citée. Quand elle lui demanda, compatissante, quelle était la raison de ses réguliers excès alcooliques, il lui répondit que c'était parce qu'elle le faisait trop chier au boulot avant d'énoncer la sentence suivante: Je suis franc, désolé.

Franck mais bourré, au suivant.

Dossier commis de cuisine: Il est arrivé ici le premier, début décembre, et a immédiatement compensé par les pintes de bières l'abscence de collègues de travail pendant la première quinzaine de décembre dans une station de sports d'hiver totalement vide.

Alors que la direction lui laisse la responsabilité de l'établissement pendant un week end, avec pour mission de préparer bonne pitance pour les quelques personnes du staff présentes, le commis de cuisine a fait très fort: Il s'est réveillé le dimanche matin sur son paillasson en retard de plusieurs heures, son trousseau de clefs dans la main notifiant son incapacité chronique à trouver le trou d'une serrure.

Par la suite, il arrivera 4 fois au travail à 8h30 complètement ivre et fatigué de sa nuit blanche qui aura fait le bonheur des propriètaires d'établissements possédant une licence pour vendre de l'alcool.

Ne connaissant pas la modération et étant influençable, il enchainera les abus d'alcool chaque soir jusqu'à se retrouver endetté auprès de son banquier à hauteur d'un découvert de 1000 euros.

Enfin qu'est ce que ça change, l'histoire est bien connue, violence décadence inconscience, entrez dans le monde de la déchéance et ça fera du pactole pour les vendeurs d'alcool... La boisson provoque des embrouilles. Il sera imbriqué dans un désaccord avec ses propres collocataires, au sujet de 3 bouteilles. L'une de rhum, l'autre de whysky, l'autre de Coca-cola impérialiste. Au final, il recevra deux droites au visage et se défoncera la main en frappant de colère des portes en contreplaqué, leurs laissant des trous pour l'éternité.

Il partira au milieu de la saison pour problèmes de santé, au suivant et bonne chance surtout.

Dossier barman: Un jeune homme qui connaît pourtant bien l'alcool et ses méfaits puisqu'il passe son temps à inciter à la consommation des poivrots éméchés. Adepte du Gin Fizz, il ne rechignera pas devant une bouteille de vodka à 80€ dans la boîte de nuit minable du petit village et se retrouvera dans le plus simple appareil au milieu de la piste de danse puis dans les toilettes en compagnie d'une serveuse, alors que la fille qui l'accompagnait le cherchait à l'extérieur.

Bien entendu, une fois qu'elle lui mit la main dessus, la tigresse lui fila une trempe comme peu de filles peuvent en donner et peu de garçons en recevoir. Elle le laissera agonisant dans la neige, une côte félée et des bleus plein les guibolles. Il ne se souviendra pas comment être rentré se coucher mais se réveillera le lendemain à midi, son retard de plusieurs heures obligeant l'un de ses collègues en repos à venir le remplacer au pied levé. Il sauvera les meubles au niveau de la direction lorsqu'il alla le jour même chez le médecin pour soigner des gelures à son pied droit. Verdict du toubib: 1 heure de plus dans la neige et on l'amputait au niveau de la cheville.

Une leçon? Oui, pendant 4 jours.

Il paraît que le naturel revient au galop, la dépendance encore plus vite. Une nouvelle perte de mémoire enchaîné d'un retour saoul en voiture clotureront un nouveau retard qui lui vaudront un carton jaune. Ne prends pas le rouge mon ami, et au suivant, comme dirait Brel.

Les suivants, il y en a des tas. Je ne les compte même plus et ce n'est pas un blog qu'il faudrait pour raconter ce que je vois autour de moi, un annuaire serait mieux approprié en vue de détailler les innombrables yeux brillants, démarches incertaines, comportements agressifs ou autres invitation aux pugilats...

Mais je pense que vous avez compris que l'alcool est un fléau, l'abus d'alcool un danger, les alcooliques nombreux en saison.

Par pitié, faites attention et pensez au mot clé MODERATION.

Merci pour nous tous.